fleche

Résilience / résistance, rencontre avec l’Agence Nationale de la Recherche

en salle des pédagogies

  • 2019
    • jeu. 28 février. > 14h-15h30

Tarifs.
entrée libre, sur résevration

rencontres cabaret de curiosités

rencontre artistes / chercheurs, ouverte à tous

En écho avec la thématique du cabaret qui cherche à explorer Nos futurs, cette rencontre croisera les approches scientifiques de chercheurs et les gestes sensibles des artistes du cabaret. À l’aune de différentes disciplines géophysique, risques climatiques, musicologie, sociologie la question de notre devenir commun et de sa représentation sera au cœur de ces débats croisés.

sont attendus

Maud Devès en dialogue avec Joël Maillard

Faut-il quitter la terre pour renaitre à la Terre ? Mise en perspective…
La catastrophe semble inévitable. Certains disent même qu’elle a déjà eu lieu. « L’ambivalent projet », véritable arche de Noé moderne, a pour ambition de sauvegarder l’humanité en envoyant certains de ces représentants dans l’espace. Mais faut-il nécessairement quitter la terre pour renaitre à la Terre ? L’étude des catastrophes nous apprend que le rapport que les êtres humains entretiennent à leur environnement est complexe et mouvant…


Maud Devès, maître de conférences à l’Université Paris Diderot, est spécialiste des catastrophes et risques environnementaux. Elle coordonne actuellement l’axe de recherche « Risques, expertise et médiatisation des catastrophes » du programme USPC « Politiques de la Terre » et le projet ANR V-CARE sur la vie des populations en situation d’alerte volcanique, et copilote l’axe de recherche « Gestion du risque volcanique » du projet ANR RAVEX. Elle préside le Comité d’Evaluation scientifique du programme « Ouragans 2017 » de l’ANR. Elle est également présidente du conseil scientifique de la plateforme française de réduction des risques de catastrophes (AFPCN) et membre du Conseil Scientifique du Collège International des Sciences Territoriales (CIST). Elle a notamment publié : Devès MH, The Ecological War: A Reflection on the Conflictive Dimension of Man’s Relations with his Environment. The International Journal of Psychoanalysis, in press, DOI:10.1080/00207578.2018.1489707.

Nicolas Donin, en dialogue avec Halory Goerger

Représenter la musique : mission impossible ?
Les compositeurs de musique sont les maîtres du temps. Les auteurs de théâtre et metteurs en scène aussi. Parfois tous se retrouvent sur scène en suivant les conventions d’un genre qui donne à chacun sa place : c’est l’opéra, c’est le mélodrame, c’est le théâtre musical. Mais que se passe-t-il quand la musique devient l’objet, la matière même d’un espace scénique ? Comment la montrer, la figurer, la transposer, s’en jouer ? En affrontant cette hydre, Halory Goerger renouvelle un questionnement qui anime les musicologues depuis toujours face à leurs insaisissables objets sonores…

Nicolas Donin est musicologue à l’Ircam, où il dirige l’équipe de recherche Analyse des pratiques musicales (laboratoire STMS, Ircam-CNRS-Sorbonne Université). Ses travaux abordent les musiques savantes des XXe et XXIe siècle en croisant histoire, analyse musicale et cognition. Il est responsable des projets ANR Mutec « Musicologie des techniques de compositions contemporaines » et Gemme « Geste musical : modèles et expériences ». Il a notamment coordonné l’ouvrage Théories de la composition musicale au XXe siècle (avec L. Feneyrou, Lyon, Symétrie, 2013, 2 volumes) et prépare actuellement The Oxford Handbook of the Creative Process in Music (Oxford University Press).


Delphine Mercier en dialogue avec Ioana Paun

« La division internationale du travail, travail en « chaîne », travail « attaché », travail à façon… »
La division internationale du travail est soumise depuis les années 90 de façon saillante à une histoire plus large soit : « un affranchissement momentané et circonscrit aux droits communs » (Mercier, 2007), qui permet ou soumet des individus à d’autres règles formelles ou informelles, à d’autres régulations. Dans ce contexte d’émergence de territoires transnationaux, les deux traits de caractérisation majeurs de cette régionalisation des économies sont la recomposition des formes de travail et l’articulation des secteurs formels et informels. D’une part donc, de nouvelles formes de travail cherchent pour ainsi dire « par le haut » à enfermer la main d’oeuvre dans une corvéabilité sans fin en l’insérant dans une division du travail de plus en plus fine et multi-territorialisée. D’autre part, une informalisation du formel, ou tout du moins une articulation de plus en plus serrée du formel et de l’informel, qui permet plus que jamais la circulation de la main d’oeuvre, des marchandises et des capitaux.


Delphine Mercier est sociologue du travail et des migrations, chercheur au CNRS et membre du LEST – Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS, Aix Marseille Université). Ses premiers travaux ont porté sur les zones franches d’exportation industrielles situées aux frontières, au Mexique, en Amérique Centrale, en Europe, en Afrique du Nord et en Amérique du Sud.  Récemment elle a travaillé sur l’organisation des marchés du travail des réfugiés syriens au Liban et en Jordanie. Elle a étudié les systèmes de production et les conditions de travail d’entreprises de sous-traitances délocalisées, dans les zones frontalières présentant un fort différentiel économique. L’analyse des transformations du travail et des migrations lui permet d’explorer les effets de la mondialisation dans ses dimensions locales.
Elle est membre du projet ANR LAJEH « Temps des conflits / temps des migration » et responsable du projet ANR FABRICAMIG.SA « La Fabrique des Migrations et des Savoirs Associés ».
Elle a notamment publié : Frontières en travail. Migrations, travail et fabrique des frontières. Amérique Centrale, Maghreb et Moyen Orient, Edition Karthala, Paris, A paraître 2018. (avec El Miri M. et Peraldi M.) ; « Sociologie des modes de gestion de main-d’œuvre « hors sol » ». Savoir / Agir, Editions du Croquant, 2017, Les désindustrialisations (re)visitées, 39 (1), pp.31-39.

en partenariat avec l’Agence Nationale de la Recherche

 

 

 


rencontre intégralement filmée (à retrouver sur lephenix.fr, en partenariat avec le lycée du Hainaut de Valenciennes et hainaut.tv)

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